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Genève maintient le parking gratuit pour les deux-roues
📍 Genève3 novembre 2025

Genève maintient le parking gratuit pour les deux-roues


Le Grand Conseil genevois a voté en novembre 2025 une loi interdisant le stationnement payant pour les motos et scooters sur les routes publiques. Une décision préventive pour garantir la gratuité du parking deux-roues.

3 novembre 2025

Dans une démarche proactive, le parlement genevois a adopté une mesure législative empêchant l'État de mettre en place des tarifs de stationnement pour les deux-roues motorisés. Cette initiative, portée par le député UDC Stéphane Florey, vise à anticiper d'éventuelles mesures de taxation que le Conseil d'État pourrait envisager face aux difficultés budgétaires du canton.

Un vote préventif du Grand Conseil

Le vote est intervenu avant même que l'exécutif cantonal ne propose officiellement une telle mesure. Les parlementaires ont souhaité graver dans le marbre législatif la gratuité du stationnement pour motos et scooters, s'inspirant de situations observées dans d'autres cantons comme Lucerne où le parking payant pour deux-roues a été mis en place.

Pierre Maudet, conseiller d'État en charge de la mobilité, a toutefois indiqué que cette restriction n'était pas nécessaire. Selon lui, le gouvernement privilégiait plutôt une limitation de la durée de stationnement avec des amendes en cas de dépassement, sans introduire de tarification.

Des infrastructures en développement

Pour accompagner cette décision, la ville s'engage à créer 2'400 nouvelles places mixtes pour deux-roues sur cinq ans. Le stationnement sur les trottoirs reste interdit pour les motos et scooters, une mesure de sécurité maintenue pour préserver l'espace piétonnier.

Cette politique contraste avec l'évolution observée dans certaines villes européennes qui ont choisi de faire payer le stationnement des deux-roues pour des raisons d'occupation de l'espace public et de recettes fiscales.

Opposition et débat sur l'espace urbain

La députée socialiste Caroline Marti a exprimé ses regrets face à cette décision, soulignant que "l'espace urbain utilisé pour la mobilité n'est pas disponible pour des terrasses, des aires de jeux ou des espaces verts." Le débat illustre les tensions entre différentes visions de l'aménagement urbain.

Pour les utilisateurs de deux-roues à Genève, cette mesure garantit la pérennité d'un avantage économique appréciable dans un contexte où les coûts de mobilité ne cessent d'augmenter.